Automatisation des portes palières de la ligne 1 du métro parisien

Les dessous d’une modernisation

La ligne une, la plus empruntée de Paris, dont l’histoire débute en 1900, change aujourd’hui de siècle. L’automatisation des rames du premier métro parisien est bien connue du public, néanmoins, sa corollaire, l’installation de portes palières sur les quais, bien que plus visible n’en est que plus mystérieuse.

Ces façades de quai (PSD dans le jargon), conçues par une société suisse, Kaba Gilgen, réussissent le tour de force d’être à la fois petites, relativement légères et surtout, robustes. Néanmoins, l’impression de sécurité et de douce quiétude qui émane d’elles, de par leur mouvement rapide, mais sans brusquerie, synchronisé aux portes du train, mais légèrement en retard sur elles, s’ouvrant, se refermant chaque jour sans faillir, est l’expression d’un savoir-faire, celui de CLEARSY.

Un système sûr et discret

Le dispositif de contrôle des portes palières, répondant au nom de DOF1, est installé sur toute la ligne (26 stations – 52 trains). Peu encombrant, le système repose principalement sur le placement d’une étroite bande gris- noir fixée entre les rails. Il s’agit d’une boucle magnétique, sa longueur et son placement définissent la plage d’arrêt des rames du métro. Si le train est au-dessus, il peut communiquer avec la partie terrestre du système et donc passer l’ordre d’ouverture ou de fermeture des portes palières, en même temps que les siennes.

Le système entier a été conçu en vue de la transition entre conduite manuelle et automatisation de la ligne, il en est donc parfaitement indépendant. Par ailleurs, il répond à des exigences strictes : le signal d’ouverture et de fermeture des portes ne doit être transmis qu’au quai concerné et ne s’ouvre jamais dans le vide,  se referme au moment opportun et ne peut écraser personne. Il lui faut de plus résister à des conditions sévères de température ou de pression, d’inondations ou de poussières, aux coupures de courant et aux interférences électromagnétiques ainsi qu’à l’usure naturelle.

La sécurité par la preuve

CLEARSY, la société qui a conçu ce dispositif est une pionnière de la méthode formelle B, un outil qui permet de d’exprimer rigoureusement le cahier des charges d’un projet et d’apporter la preuve de sa cohérence et du respect de ses propriétés, et ce, tout au long de son développement.
Cette technologie permet d’atteindre un niveau d’intégrité sécuritaire SIL3 pour l’ouverture des portes palières. Cela signifie que la probabilité  que le système provoque une défaillance dangereuse en une heure, est  inférieure 10-7, soit moins d’une chance sur dix millions.

Un système parmi toute une gamme.

CLEARSY n’en est pas à son coup d’essai, après le système DOF1 équipant la ligne 1 du métro parisien, elle a également élaboré le système COPP  évoluant sur la  13. De même, les lignes 2 et 3 de Sao Polo se sont vues dotées du système COPPILOT de commande de portes palières conçu par CLEARSY.

Ces dispositifs ne sont toutefois qu’une partie du savoir-faire de CLEARSY, qui ne s’y limite pas. Outre une gamme ferroviaire (FERSIL), cette entreprise évolue également tous les domaines pour lesquels la sureté de fonctionnement s’avère vitale.

Une PME d’excellence

Établie depuis 2001 dans le technopôle provençal, CLEARSY est une PME en pleine croissance, indépendante, elle est une SAS constamment bénéficiaire qui a réussi à doubler son chiffre d’affaire en l’espace de quatre ans. Dotée d’une bonne réputation, d’ingénieurs talentueux et d’employés satisfaits, CLEARSY s’associe régulièrement aux plus grandsgroupes afin de conquérir de nouveaux marchés.


*Platform Screen Doors (PSD) ou encore portes palières en français.

*Les sigles SIL (Safety Integrity Level) relevant de la norme CEI 61508 et définissent le taux de risque pour un évènement donné.